« L’ergothérapeute est le paramédical qui accompagne les personnes présentant un dysfonctionnement physique, psychique et/ou social en vue de leur permettre d´acquérir, de recouvrer ou de conserver un fonctionnement optimal dans leur vie personnelle, leurs occupations professionnelles ou la sphère de leurs loisirs, par l’utilisation d’activités concrètes, s’y rapportant et tenant compte de leurs potentialités et des contraintes de leur environnement »
Le présupposé de l’ergothérapeute est que pour permettre aux personnes handicapées et / ou âgées d’être, de rester ou de redevenir autonomes il faut donc s’intéresser à la fois à leurs incapacités et à leur environnement.
Par exemple, un même problème de genou apparu chez deux personnes différentes peut conduire aux mêmes incapacités ( difficultés pour monter un escalier, sortir du lit, enjamber la baignoire….) mais ne se solutionnera pas de la même manière pour la personne qui habite une villa de plein pied ou pour celle qui habite un troisième étage sans ascenseur. Si l'on veut bien constater les différences de revenus , d’instruction, de motivation etc… on en arrive assez rapidement à la conclusion qu’il s’agit bien d’un même problème de genou mais pas du tout d’une situation identique.
L’approche ergothérapeutique consiste à prendre en compte la personne dans sa totalité. En ce compris les rapports qu’elle entretient avec son entourage et son environnement. L’ergothérapeute a donc pour vocation de permettre aux personnes de se (ré-)approprier leur autonomie.
Il n’est pas rare de confondre autonomie et indépendance mais les deux termes recouvrent des dimensions assez différentes. Sans entrer dans les détails disons que l’autonomie réfère à la faculté de décider par soi-même tandis que l’indépendance relève de la capacité à réaliser sans aide extérieure les actes et gestes de la vie quotidienne.
Lorsque les ergothérapeutes se proposent d’améliorer l’autonomie des personnes handicapées et/ou âgées, ils sont bien conscients que chez certains bénéficiaires il s’agira surtout de leur donner l’occasion de gérer leurs dépendances.
L’organisation des soins de santé, en Belgique à tout le moins, fait la part belle à l’assistance organisée. Lorsqu’une personne se juge (ou est jugée) trop âgée ou trop handicapée pour faire par elle-même un minimum d’activités de la vie de tous les jours (AVJ et AIVJ), l’assistance d’un tiers est presque toujours souhaitée.
Mais peut-être existe-t-il entre ces deux voies (tout faire tout seul <> faire appel à un tiers),une voie intermédiaire qui serait celle de :
Ce sont là les deux options essentielles de l’ergothérapie à domicile.